mardi 22 décembre 2009

Une bien charmante sorcière!

Tout art a ses génies. On aura jamais fini de remercier la bande des développeurs de Platinium Games (anciennement Clover) pour leurs chefs d'œuvres vidéo-ludiques.
On leur doit beaucoup : toute la série des Viewtiful Joe, God Hand, Okami, Madworld.
Parmi les game designers de Platinium on trouve par exemple Shinji Mikami , rien de moins que le créateur de la saga Resident Evil et réalisateur du 4, créateur de Dino Crisis ou encore Killer 7.
On trouve aussi Hideki Kamiya, réalisateur de Resident Evil 2, Zéro, Viewtiful Joe, Devil May Cry, Okami et son dernier jeu : Bayonetta.

Bayonetta c'est la suite spirituelle de Devil May Cry, le jeu qui a crée le genre "Stylish Action".
Et quand le créateur de la série se remet au boulot, ça envoie du pâté!

Il y aurait beaucoup à dire sur ce jeu : Les combats ultra fluides, les possibilités de combos à la limite du raisonnable, les actions spéciales inspirées de tortures bien connues, le chara-design magnifique des ennemis, la mise en scène relançant sans cesse l'attention du joueur et donnant lieu a des séquences a couper le souffle, bref du FUN à l'état pur.

Je me contenterais simplement d'affirmer après 12h de "button mashing" que c'est le meilleur jeu d'action depuis Shadow of the colossus.





Voici quelques extraits des premiers tests :


"A beautiful and graceful fighting game that lets imagination loose, and winks before slapping Dante, Kratos and every other hero back to the drawing board." EDGE Mag

"The first truly "next generation" action game and the standard everyone else has to follow" Game Master

"A game that exemplifies so much of what commentators claim has died in the Japanese game industry. A blast of creative brilliance, both technically accomplished, strategically deep and infused with rare imagination, Bayonetta represents the pinnacle of its chosen niche." Eurogamer


Sortie officielle le 8 janvier 2010 !

lundi 14 décembre 2009

Le dernier super-héros

Martin Strel n'est pas un athlète comme les autres.
Martin Strel est un Super-héros

Ce slovène au physique peu engageant est plus connu sous le nom de Big River Man !

A la différence des Alain Bernard et autres Laure Manaudou, cet homme a fait de la natation d'endurance sa spécialité.
Il a descendu à la nage Le Danube, Le Mississippi et le Yangtze (un des fleuves les plus pollués du monde).
En février 2007, il s'est attaqué à la descente de l'Amazone et son fils à décidé d'en faire un film.

Quand il était petit, Martin était régulièrement victime de la violence de son père et passait le plus clair de son temps enfermé dans une grange pour l'éviter. Un jour, pourchassé par son père Martin se jette à l'eau pour lui échapper et descend la rivière sans s'arrêter. Au bout de quelques minutes le père abandonne, Martin a gagné. Depuis, il nage.

Martin Strel, un nageur hors-normes, et pour cause : Il a 58 ans, est en surpoid et consomme deux bouteilles de vin par jour... même en nageant.




Ce documentaire complètement hallucinant qui a remporté le "World Cinema : Cinematrography Award" au festival de Sundance 2009, vous fera découvrir l'abnégation d'un homme pour quelque chose que vous ne voyez pas, que vous n'entendez pas, mais qui se sent du début à la fin.
Un voyage de 5268 kilomètres en 66 jours qui ne vous laissera pas indemne.





jeudi 10 décembre 2009

Green with envy

Rien de tel pour faire naitre un sentiment de jalousie absurde, qu'un enfant de 5 ans qui maîtrise aussi bien son art que vous.
Comme par exemple cette vidéo un peu folle, d'un gamin de trois ans qui nous dessine une tortue ninja franchement stylée.
Fake ou pas fake, le fait est qu'avec internet les petits génies sont très rapidement projetés sur le devant de la scène. Voila un petit enfoiré qui manie sacrément bien son yukulele :



La une petite pianiste de 5 ans, aveugle....!



Et ma préférée :




Hé oui ! Tant de talent dans un si petit volume, c'est presque vexant !
Heureusement, Yuja Wang va nous remonter le moral. Parcequ'avec des vrais doigts - Grands ! - Hein ! Et ben nous on va plus vite... Na!





See ya ;)

mardi 24 novembre 2009

La modelisation 3D : Un jeu d'enfant

Il y a deux ans, le Australian Center for Visual Technologies dévoilait VideoTrace, un soft qui permet de modéliser un objet en 3D a partir d'une vidéo. Un vrai tour de force qui avait fait son petit buzz dans les communautés créatives et technologiques.




Qi Pan, un étudiant de l'université de Cambridge, nous présente aujourd'hui ProFORMA, un nouvel outil de modélisation, qui donne tout de suite un sacré coup de vieux a VideoTrace.

Bien que toujours au stade de beta (prototype) ProFORMA est capable de modéliser un objet en 3D + textures, presque sans aucune intervention de la part de l'utilisateur, et quasi en temps réel.

Voyez plutôt.




Voila de quoi faciliter la tâche de beaucoup d'artistes 3D... et d'en mettre d'autres au chômage ! ^^

A Bientôt!


jeudi 12 novembre 2009

Quelque part en Amérique, un PDG se frotte les mains...

De nos jours, les records ne font pas long feu.
Ainsi, Activision et Infinity Ward sont fiers (et on les comprends) d'annoncer le nouveau record du produit de divertissement (CD, DVD, livre, film en salles et donc jeu vidéo) le plus rentable de l'histoire !
 J'ai nommé : Call Of Duty, Modern Warfare 2





Le record précédent était tenu par GTA IV, avec 3.6 millions de jeux vendu le premier jour.
On peut dire que ce record est explosé par COD avec 4.7 millions de copies... seulement pour l'Amérique du Nord et le Royaume Uni.

Cela représente tout de même une recette de 310 millions de dollars... En un seul jour...
Pour la comparaison, The Dark Knight, tenant du titre pour le cinéma, n'a généré "que" 150 millions de dollars lors de sa sortie en juillet 2008.

Les analystes estiment qu'à l'échelle mondiale, COD : MW2 se sera vendu à 7 millions d'exemplaires le premier jour.

A 70 euros le jeu... Quelque part en Amérique, un PDG doit avoir les mains qui brulent...

lundi 9 novembre 2009

The Lost and the Gay


Il y a une dizaine d'années, on ne voyais encore que peu de jeux "18+" (interdits aux mineurs). Mais avec le vieillissement du joueur moyen. Les éditeurs hésitent de moins en moins a financer des jeux ou l'on traite de thèmes plus matures que par exemple sauver le monde des aliens.


Peter Molyneux, Shigeru Miyamoto, Michel Ancel, Eric Viennot, Antoine Villette, Fréderick Raynal.
D'illustres inconnus pour beaucoup mais pas pour la république, qui a élevé tous ces créateurs de jeux vidéo au rang de Chevaliers des Arts et des Lettres pour avoir insufflé à leurs œuvres une bourrasque créative.


Si aucun "game designer" de chez Rockstar ne fait partie de cette liste, c'est surement a cause de la "haute teneur en subversion" dans leurs jeux. Pourtant, depuis la sortie de GTA IV tout le monde s'accorde à dire qu'une nouvelle étape à été franchie. Avec la sortie de GTA : Episodes from liberty city, Rockstar confirme son intention de faire de GTA l'ambassadeur d'un nouveau genre de jeux.



"The Lost and damned" vous place dans la peau de Johnny Klebitz. Un juif, vice président d'un gang de bikers de New-York... Oui, dès le début ce n'est pas facile...
Le gang, "The Lost, Motorcycle Club", est dirigé par Billy, accroc à l'héroïne, qui vient de sortir de prison.
Trahison, meurtre, drogue... tout un programme, on sait s'amuser chez les bikers new-yorkais.

Ce qui frappe, c'est le travail réalisé sur l'ambiance générale. Exit les costards et les grosse voitures de luxe. TLAD c'est plutôt du sang de la sueur et... du vomi. Mais aussi de la crasse, du whiskey et des junkies... etc.
Bref autant vous dire que le tableau n'est pas joli joli.


Le petit nid d'amour de Johnny, un cagibi dans le squat du gang.

Johnny est en conflit perpétuel avec Billy, le leader, qui a une sacrée tendance à prendre ses amis pour des cons. Après la mort d'un membre du gang, Billy décide par exemple d'une vengeance sur les "Angels Of Death", un gang rival qui n'a rien à voir avec le meurtre.
Une fois le massacre règlementaire effectué, ce bon Billy trouve "par coïncidence" quelques kilos d'héroïne chez les Angels, et s'en empare aussi sec.


Billy : "Si je dois passer un examen d'urine, j'ai de la pisse de fillette de 12 ans à portée de main!"


Que du glauque. Le jeu choquerais même un biker hardcore avec par exemple une mission ou vous devez sauvez Ashley, une junkie, ex-petite amie de johnny... et du gang en général. Après avoir dessoudé les lascars qui la retenais, elle vous implore en pleine descente d'héroïne de la punir en la frappant!



La belle Ashley...

 Les cut-scenes (cinématiques avant et après les missions) sont mises en scène avec brio, on est dans du cinoche pur. Les personnages sont vraiment travaillés : voix, design, animations, tout colle.
Comme on pouvait s'y attendre, Niko Bellic et son cousin Roman, personnages principaux de GTA IV apparaissent lors de certaines missions, en apportant au joueur plus de précisions leur histoire.
Le gameplay ne change pas beaucoup, les motos sont plus facile à conduire et quand vous restez en formation avec votre gang, vôtre santé se régénère, mais rien de révolutionnaire par rapport a GTA IV.

TLAD est donc dans la lignée de GTA IV : un jeu sérieux avec une ambiance aux petit oignons (pas frais les oignons...). Si vous n'êtes pas allergique au gameplay de GTA, ce titre est un "must have".







Changement radical d'ambiance. Chez Rockstar, il y en a pour tout le monde.
The Ballad Of Gay Tony, le deuxième épisode présent sur le disque, vous propose un voyage multicolore dans le monde des clubbers.
Anthony Prince, dit "Gay Tony" est le patron de deux night-clubs, un club homo et club hétéro.
Dépressif, égocentrique, accroc lui aussi a la drogue, il à le chic pour se fourrer dans les pires embrouilles de la ville.
Rockstar n'a pas poussé la subversion jusqu'à vous faire camper un personnage gay (dommage, quelle claque ça aurait pu être). Vous incarnez donc le bras droit de Gay Tony : Luis Lopez, un Américano-dominicain, .

Finit la crasse et les voix rauques des bikers, TBOGT c'est du strass, des arcs-en-ciel, des bimbos et du champagne qui coule à flots.





Le jeu s'adresse a tous les déçus de GTA IV. En effet avec ce nouvel opus, Rockstar c'était mis a dos une bonne partie des joueurs, qui reprochaient au jeu son sérieux et l'absence totale de gros délires à la San Andreas.

TBOGT  renoue avec le BASE jumping, les missions totalement barrés type "j'explose 10 hélicoptères de la police avec un fusil à balles explosives, debout sur un wagon de métro en pleine course, avant de voler ce dernier avec un hélicoptère-grue".

Les activités proposés se sont aussi adaptées a nouveau scénario, désormais entre deux missions vous pourrez :




Draguer sur le dance-floor, et si vous gérez, c'est le finish au WC




Participer à des jeux à boire, pour finir rond comme une quille et vous réveiller au milieu de central park



Faire du BASE jump entre amis


Les personnages de cet épisode sont plus sympathiques que les vilains bikers du Lost M.C. Gay Tony est une caricature plutôt réussie, et les dialogues avec Yusuf (un fils d'émir, complètement taré et mégalo) sont à se plier en deux.



Yusuf aime autant les bornes d'arcade que les missions suicide


On retrouve au cœur de ces deux épisodes une affaire de diamants qui donne lieu a plusieurs missions crossover entre Niko, Johnny et Luis. Mais si les personnages et les ambiances sont très réussies, on a toujours du mal à accrocher au scénario. Les enjeux sont très binaires "soit tu réussit, soit t'es dans la merde" et la courte durée d'un épisode aura semble-t-il contraint les scénaristes à rester toujours à la surface des choses, surtout pour The ballad of Gay Tony".

Le produit est globalement de très bonne qualité avec quelques nouveaux morceaux pour la BO, et pour les anglophones, de nouveaux talk shows toujours bien marrants sur la radio. Le tout pour 40 euros, c'est une affaire!

A bientôt!
 


mercredi 21 octobre 2009

Pimp my réalité


Physiciens et philosophes tentent toujours de définir ce qu'est la réalité et les dernières évolutions en terme d'image et de tracking en temps réel pourraient bien leur compliquer la tâche d'ici quelques années.

En effet avec la réalité augmentée, la frontière entre réel et virtuel devient encore un peu plus floue.
Le principe est d'incruster de manière réaliste à l'aide d'une caméra et d'un logiciel de tracking, une image sur une autre. Cette technique n'est pas vraiment nouvelle, le cinéma utilise le tracking depuis des décennies, ce qui l'est plus, c'est comment il est utilisé aujourd'hui.

Grâce à la montée en puissance et à la miniaturisation des systèmes informatiques, on est aujourd'hui capable d'incruster des éléments 3D sur de la vidéo en temps réel.

C'est le web qui en profite le premier avec FLARtoolkit, un outil de développement de réalité augmentée pour Flash. Depuis, tout le monde s'y met. Grâce à la technologie d'adobe, même des sites commerciaux utilisent la réalité augmentée, comme Ubisoft pour promouvoir son prochain Assassin's Creed 2 (le site n'est plus en ligne) ou Eminem pour son nouvel album Relapse.



Le site vous permet même de peindre sur les objets en 3D


Mais c'est quand elle vient jusque dans votre poche que la réalité augmentée commence à devenir intéressante.

Les premières applications pour iPhone sont déjà disponibles comme Métro Paris, ou les stations de métro les plus proches s'affichent sur l'image de la caméra en temps réel. Mais beaucoup sont en développement, on verra surement déferler d'ici peu, une vague d'apps utilisant la réalité augmentée.

Quelques entreprises font la course à qui développera la première paire de lunettes vidéo utilisant la réalité augmentée.
Les application pourraient être vraiment révolutionnaires, ici une vidéo de BMW qui cherche peut être un moyen de palier à l'incompétence de ses techniciens. Là, un concept bien abouti de jeu pour enfant en réalité augmentée




Plus vraiment un concept puisque l'éditeur français Nathan, à annoncé mardi dernier la sortie de son tout premier livre en réalité augmentée. Vous remarquerez la belle performance des acteurs :)






Une vidéo récente montre ici une application capable d'interpréter une ou plusieurs figures géométriques dessinées à la main, de les modéliser puis de les afficher en réalité augmentée, tout en simulant la gravité. Chapeau ! 

Le meilleur pour la fin avec le projet SixthSense. Encore à l'état expérimental, il à pour but de créer un appareil doté d'une caméra et d'un pico projecteur. 
On dépasse même la réalité augmentée, qui se définit par un écran devant vos yeux, ici les informations sont projetées sur le monde autour de vous. On appelle ça "mixed reality". Voyez plutôt :




Bon j'avoue, c'est limite comique par moment, mais méfiez vous, d'ici quelques temps vous aurez le même autour du cou ! 


See ya //